« C’est n’est pas l’œuvre-produit qui importe, ce n’est pas son aspect « éternel » et figé - mais l’activité même de créer (…). »
Tadeusz Kantor
La Cie Théâtre Inutile existe depuis 1994.
Ses premières créations sont des mises en scènes de Nicolas Saelens des textes classiques : Le mariage forcé de Molière (1994), La double inconstance de Marivaux (1995), Huis-Clos de Jean-Paul Sartre.
La création du spectacle Le Misanthrope et l’Auvergnat d’Eugène Labiche, en 1997, permet à la compagnie de mettre en place un fonctionnement professionnel.
La Cie Théâtre Inutile s’installe alors à la Maison du Théâtre à Amiens. Elle se développe au gré de ses rencontres et de ses errances.
La Cie Théâtre Inutile est partie travailler au Cameroun en 1998. Elle y a mis en espace des lectures publiques d’auteurs contemporains avec des comédiens camerounais, dans le cadre de l’opération «Lire en Fête».
En 1999, a eu lieu la création de Biokysedi, mise en scène de Nicolas Saelens à partir des textes de Lafortune Dikaho, Joël Ébouémé, Joseph Tchamko, Serge Fayou, Kouam Tawa et Kossi Efoui. Biokysedi a été crée et joué dans les quartiers de Douala.
A son retour en France, la compagnie crée Du Lundi naît un mardi de Bertold Brecht, mise en scène de Nicolas Saelens, en 2000.
En 2001, la compagnie participe à la création du groupe Laboristo à Saint-Étienne (42) qui permet à des artistes ayant perdu ou n’ayant pas encore acquis leur statut d’intermittent de travailler dans des conditions professionnelles, D’où naissent les créations Au fil de soie en 2001 et L’arbre à corps en 2002.
Depuis 2001, la compagnie intervient en milieu carcéral en tentant de permettre à chacun de travailler à constituer son propre langage poétique. De ces interventions a découlé la création, en 2003, d’un spectacle témoignant de l’univers carcéral : Le Sasw de Michel Azama.
En 2005, la compagnie commande l’écriture de « En attentes à… » à Kossi Efoui et Raymond Godefroy : six actes, six tentatives pour prendre le temps de se demander quelles résolutions suivre quand le monde se morcelle et déchire l’humain dans ses croyances.
Depuis 2006 et la création du spectacle Le Corps liquide de Kossi Efoui, la compagnie travaille autour d’un dialogue permanent entre un auteur et un metteur en scène, entre Kossi Efoui et Nicolas Saelens. Le travail se poursuit avec la création de deux autres pièces de Kossi Efoui : Happy End en janvier 2008 et Concessions en novembre 2008.
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